Le document insiste sur la nécessité pour les ministères de baser leurs demandes de crédits sur ce cadre macroéconomique, plutôt que sur leurs ambitions propres. Il souligne également l'importance de la prudence dans la gestion des dépenses, notamment en raison de la dépendance du budget aux cours du pétrole, dont les fluctuations échappent au contrôle national.
Un point clé de la circulaire concerne les dépenses d'investissement, qui devront représenter au moins 30 % du budget. Cependant, le texte rappelle que l'engagement d'un taux n'équivaut pas à son exécution, mettant en lumière le décalage fréquent entre les projets inscrits au budget et leur achèvement effectif.
La priorité est donnée à la finalisation des projets « matures » et des chantiers en cours, plutôt qu'au lancement de nouvelles initiatives. Cette consigne, bien que de bon sens, est répétée depuis plusieurs années. La circulaire aborde aussi la question sensible des restes à payer, ces factures dues aux fournisseurs, et prévoit des provisions pour les reports de crédits et la dette intérieure, un aspect crucial pour la trésorerie des PME.
Enfin, la circulaire évoque la décentralisation, en incluant les gouverneurs de région parmi les destinataires, et rappelle le principe du transfert de ressources aux collectivités territoriales. Elle prépare également l'interdiction d'exporter le bois en grumes en 2028, conformément à une décision de la CEMAC, et demande l'intégration des enjeux climatiques, de genre et de jeunesse dans la programmation budgétaire.
